willow

Analyse : Willow, evermore, Taylor Swift

Sommaire

⏱ Temps de lecture estimé : 26 minutes

Introduction

Willow est la chanson d’ouverture de evermore, mais aussi la chanson d’introduction à l’ère folkmore lors de l’Eras Tour. Elle raconte un amour angoissant, peut-être pas partagé, entre deux personnes, deux fossoyeurs, deux manipulateurs, où l’un se retrouve pris dans les filets de l’autre, dans la toile tissée par l’autre.

La chanson questionne la perte de soi dans l’autre, la peur de ne pas être aimée en retour et qu’on se joue de nous, les cicatrices laissées par les trahisons qui mènent au doute, la complexité qui intervient dans le désir naissant pour l’autre et qui demande : qui est-on au fond, si on est prêt à s’oublier pour l’autre ? Ou encore : peut-on oublier les trahisons passées pour accéder à un lever de soleil après une longue nuit noire ?

Presse

Willow est un morceau de folk de chambre, produit par Aaron Dessner et écrit par Aaron et Taylor. Dans une interview, Aaron Dessner racontait : « Je pense que Taylor est l’une des plus grandes auteures-compositrices de tous les temps. […] Quand j’ai envoyé à Taylor la musique de notre chanson Willow, je crois qu’elle l’a composée en moins de dix minutes et me l’a renvoyée. C’était comme un séisme. Puis Taylor a dit : “On dirait qu’on va faire un autre album.” »

Le magazine Elle rapporte que Taylor Swift a sorti evermore et le clip de son premier single, willow, à minuit, lançant l’album avec une chanson imprégnée de désir, d’amour et de romance, poursuivant la démarche initiée sur folklore : mêler réalité et fiction pour créer un récit. Comme elle l’a elle-même déclaré, « thématiquement, nous avons exploré la mythologie, les histoires et les secrets » sur cet album.

Des paroles comme « Life was a willow, and it bend right to your wind / They count me out time and time again / Life was a willow, and it bend right to your wind / But I come back stronger than a ’90s trend » sont peut-être en partie inspirées par la relation de Taylor avec son compagnon de l’époque, Joe Alwyn, et par sa notoriété. Mais comme elle l’a expliqué à propos du sens de la chanson, willow parle avant tout du désir naissant pour quelqu’un, du tout début du coup de foudre.

Lors d’une séance de questions-réponses sur YouTube au moment de la sortie du titre, Taylor a expliqué : « “Willow” parle d’intrigue, de désir et de la complexité qui accompagne le fait de vouloir quelqu’un. Je trouve que ça sonne comme le fait de jeter un sort pour que quelqu’un tombe amoureux de vous. »

Analyse

I’m like the water when your ship rolled in that night
Rough on the surface but you cut through like a knife

Je suis comme l’eau lorsque ton navire a tangué cette nuit-là, difficile en surface, mais tu traverses comme la lame d’un couteau

Taylor se compare à l’eau, à cette eau précise du soir où le bateau de l’autre a tangué (« rolled in », vocabulaire maritime : le roulis est la rotation latérale d’un navire, particulièrement perceptible par mer agitée). Le soir où le bateau de l’autre a tangué, l’eau était tumultueuse, et elle est cette eau-là. Un lien se dessine avec peace, où l’amant est comparé à un bateau et sa vie à des cascades et des océans de tristesse, face auxquels elle se présente comme le feu qui réchaufferait son cœur fragile (« But I’m a fire, and I’ll keep your brittle heart warm »). Le mot « rough » joue sur un double sens : une eau agitée par la tempête, mais aussi une personne rude, difficile d’accès. Sous la surface rugueuse du personnage public, il y a une personne plus douce, que l’autre a su atteindre sans difficulté, un écho à Cruel Summer, où « cut through like a knife » devient « cut to the bone », et où l’on éteint les phares pour préserver une relation naissante et fragile.

And if it was an open-shut case
I never would’ve known from that look on your face
Lost in your current like a priceless wine

Et si c’était une affaire simple, je n’aurais jamais deviné rien qu’à voir ton expression, perdue dans ton courant comme un grand cru

Une « open-shut case » est une affaire facile à résoudre. Ici, rien n’est simple : la romance naissante est pleine d’angoisse, et il est difficile de savoir sur quel pied danser. Le champ lexical de la justice renvoie à cowboy like me, où il est question de deux tricheurs, deux joueurs qui trompent le monde et se trompent eux-mêmes. Le paradoxe est savoureux : si l’affaire était limpide, elle n’aurait rien deviné, mais elle a deviné, précisément parce que c’était compliqué, illisible, obscur. Deux manipulateurs se croisent lors d’une soirée où chacun mène son propre plan, et malgré tout, elle se perd dans le courant de l’autre, dans son aura, écho à l’eau évoquée au tout début de la chanson. S’agit-il d’un tour de magie, d’un enchantement, comme dans hoax (« your sleight of hand ») ? Le courant est aussi le mouvement de celui qui tire les ficelles, et en s’y perdant comme un grand cru, elle laisse entendre qu’elle est peut-être, pour lui, la même chose que ces riches clients qu’il manipule d’ordinaire dans cowboy like me.

The more that you say
The less I know
Wherever you stray
I follow
I’m begging for you to take my hand
Wreck my plans
That’s my man

Plus tu parles, moins je sais, partout où tu erres, je suis, je te supplie de prendre ma main, de détruire mes plans, ça c’est mon homme

Plus l’autre parle, moins elle est sûre de ce qu’elle a deviné, moins elle sait si c’est une affaire compliquée ou simple. Le choix du verbe « stray » n’est pas anodin : il désigne un animal errant, quelqu’un qui s’éloigne sans but du droit chemin. Il est étonnant de qualifier ainsi un possible maître manipulateur qui, en réalité, tire toutes les ficelles. Où qu’il aille s’égarer, elle le suit, en écho à Lover et son « can I go where you go ? », même supplication, même angoisse.

Quand elle supplie l’autre de prendre sa main, difficile de ne pas penser à la théorie de l’attachement de Bowlby et Ainsworth, qui s’intéresse à la façon dont un tout-petit construit ses fondations émotionnelles auprès de sa figure d’attachement. On distingue l’attachement sécure (meilleure estime de soi, capacité à demander de l’aide), l’attachement insécure évitant (masquer sa détresse, ne pas faire confiance), l’attachement insécure ambivalent ou résistant (mélange de recherche de contact et de rejet en colère) et l’attachement désorganisé. Plus largement, l’attachement anxieux-ambivalent se traduit par une préoccupation excessive pour la relation, la peur de ne pas être aimé en retour, un besoin excessif d’approbation et la peur d’être abandonné, autant de traits qui infusent ce refrain suppliant. On peut aussi y lire un écho à ivy (« My pain fits in the palm of your freezing hand / Taking mine, but it’s been promised to another ») : certains lecteurs sur Genius interprètent d’ailleurs « wherever you stray » comme un indice de relation illicite, faisant de willow et ivy deux facettes d’un même objet de convoitise.

Une autre lecture possible : ce refrain parle aussi de sa carrière. Plus elle avance, plus elle se rend compte qu’elle ne sait rien, un peu comme l’effet Dunning-Kruger, ce biais cognitif par lequel les personnes les moins qualifiées d’un domaine surestiment leur compétence, tandis que les plus compétentes ont tendance à sous-estimer la leur.

Life was a willow and it bent right to your wind (oh)
Head on the pillow, I could feel you sneaking in

La vie était un saule et elle a plié sous ton vent, la tête sur l’oreiller, j’ai pu te sentir te faufiler

Ce n’est pas l’amant qui est comparé au saule, mais la vie de la narratrice, sa vie autour de lui ou avant lui. « Sneaking in » fait écho au premier couplet (« you cut through like a knife ») et à d’autres chansons où l’on se faufile : Cruel Summer (« And I snuck in through the garden gate ») et Daylight (« Sneaking in your bed »). Mais ici, la nuance diffère : plutôt que de se cacher ensemble du monde extérieur, c’est lui qui s’immisce dans son intimité, presque à son insu.

Pourquoi le saule, parmi tous les arbres possibles ? Le plus connu est le saule pleureur, dont les branches tombantes évoquent des larmes et soulignent la mélancolie du moment. C’est un arbre aux branches souples qui pousse au bord de l’eau, un écho à la métaphore aquatique du premier couplet. Son système racinaire étendu prévient l’érosion des berges : il peut être secoué, déraciné par la crue, mais ses racines s’ancrent à nouveau ; il plie sans se briser. D’où sa symbolique : renaissance, immortalité, endurance, guérison, cycle de la vie.

Le folklore autour du saule est immense. Hécate, puissante déesse grecque des Enfers associée à la lune et au saule, enseignait la sorcellerie ; Hélice, dont le nom signifie « saule », nourrice de Zeus, était liée à l’eau, et ses prêtresses utilisaient le saule dans leurs rituels. Le poète Orphée emportait des branches de saule lors de ses descentes aux Enfers. Le saule est aussi associé au deuil : dans la Bible, le psaume 137 évoque les fleuves de Babylone où l’on suspend sa harpe aux saules, un écho troublant à cowboy like me et ses « Gardens of Babylon », le saule pleureur portant justement le nom scientifique salix babylonica. Dans Hamlet, Ophélie meurt en tombant d’un saule au bord de la rivière. Plus près de nous, la baguette magique de Ron Weasley, comme celle de Lily et Scorpius, est en bois de saule, un bois réputé curatif, qui choisit ceux dotés d’un grand potentiel : résilience et guérison. Enfin, le bois du saule est à l’origine de l’expression « toucher du bois », tradition celte censée chasser le mauvais sort, un clin d’œil direct à Wood.

As if you were a mythical thing
Like you were a trophy or a champion ring
And there was one prize I’d cheat to win

Comme si tu étais une chose mythique, un trophée ou une bague de champion, et il y avait un prix pour lequel j’aurais triché

Une chose mythique n’existe que dans les histoires, dans l’imaginaire, presque un rêve, puisqu’il est question d’une tête posée sur l’oreiller. Puis vient la confirmation positive : comme un trophée, une bague de champion, un prix unique pour lequel elle, qui ne triche jamais, serait prête à tricher. L’écho est direct avec Mastermind (« Once upon a time, the planets and the fates / And all the stars aligned ») et, plus loin dans la discographie, avec The Alchemy et son « Where’s the trophy? », une chanson que l’autrice associe davantage à willow, lover et invisible string qu’à The Life of a Showgirl, malgré son imagerie sportive.

You know that my train could take you home
Anywhere else is hollow

Tu sais que mon train pourrait te ramener à la maison, partout ailleurs est creux

Après avoir promis de le suivre où qu’il erre et l’avoir supplié de prendre sa main, la narratrice opère un virage à 180 degrés : c’est elle qui reprend la barre. Monte dans mon train, il pourrait te ramener à la maison, et tu le sais. Partout ailleurs, tu es en errance. La métaphore du train pour poursuivre ou non une relation revient souvent dans sa discographie : dans The Archer, le train symbolise une fuite soudaine de l’intimité (« I jump from the train / I ride off alone ») ; dans cardigan, on saute dans le dernier train qui ramène vers ses racines, vers la relation. Ici, le train n’est plus ce dont on s’échappe, mais le chemin de la maison pour tous les deux.

Life was a willow and it bent right to your wind (oh)
They count me out time and time again
Life was a willow and it bent right to your wind (oh)
But I come back stronger than a 90’s trend

La vie était un saule et elle a plié sous ton vent, ils m’excluent encore et encore, mais je reviens plus forte qu’une tendance des années 90

C’est la première fois que la chanson introduit un regard extérieur, ce « they » qui pourrait désigner les prédateurs, les vautours de Out of the Woods, ceux qui guettent avant d’attaquer une relation naissante et fragile. Ils l’ont exclue, encore et encore, des groupes, des cercles populaires, là où, pour lui, la vie se plie à sa volonté. Mais elle revient plus forte qu’une tendance des années 90 : un clin d’œil à 1989, l’année de sa naissance, et à ces modes qui s’essoufflent puis reviennent vingt ans plus tard. Le pont est volontairement anachronique : après tout un imaginaire mythologique, une référence pop très récente vient trancher, comme pour dire que ce qu’on croyait mort finit toujours par revenir.

Wait for the signal and I’ll meet you after dark
Show me the places where the others gave you scars

Attends le signal et je viendrais à ta rencontre une fois la nuit tombée, montre-moi les endroits où les autres t’ont donné des cicatrices

Cette rencontre cachée, née de jeux et de manipulations qui traversent tout l’album lover autant que cowboy like me ou mastermind, donne naissance à une relation plus vulnérable : celle où elle l’invite à partager ses facettes les plus sombres, celles qui ont été blessées. Un écho à happiness (« Showed you all of my hiding spots ») et à cardigan (« You drew stars around my scars »), à lover (« With every guitar string scar on my hand / I take this magnetic force of a man to be my lover ») et à Paper Rings (« without all the exes, fights, and flaws / We wouldn’t be standing here so tall »). Le troisième couplet marque un nouveau virage : c’est maintenant à lui d’attendre, à elle de le rejoindre, à lui de partager ses vulnérabilités.

Now this is an open-shut case
Guess I should’ve known from the look on your face
Every bait and switch was a work of art

Maintenant, c’est une affaire simple, j’imagine que j’aurais dû savoir en voyant ton expression, chaque arnaque était une œuvre d’art

Écho direct au premier couplet : si c’était une affaire simple, elle n’aurait jamais deviné à son expression. Maintenant, l’histoire est en partie derrière eux, et elle peut affirmer que c’est devenu limpide. Le « bait and switch » est un idiome commercial : appâter le client avec un produit intéressant à bas prix pour ensuite le pousser vers un produit plus cher, voire inexistant. Ce que la narratrice vivait comme une relation réelle n’était peut-être qu’une accumulation de manœuvres l’attirant vers autre chose : ce trophée mythique, rare, pour lequel elle était prête à tricher. Une autre lecture est possible : le couple lui-même n’a jamais joué double jeu, mais il est entouré de manipulateurs, de vautours qui créent l’anxiété, un écho à l’ère Reputation, dont Taylor disait en 2019 au Rolling Stone que le vrai bait and switch, c’est qu’il s’agissait en réalité d’une histoire d’amour née au milieu du chaos, un monde intérieur paisible façonné selon ses propres règles pendant que la guerre faisait rage à l’extérieur.

Hey, that’s my man
That’s my man
Yeah, that’s my man
Every bait and switch was a work of art

Ça c’est mon homme, chaque arnaque était une œuvre d’art

La chanson se referme sur la répétition obsédante de « that’s my man », comme pour ancrer la relation en nommant celui qui reste insaisissable, inaccessible. Le nommer, c’est une façon de le tenir.

Conclusion

La chanson questionne la perte de soi dans l’autre, la peur de ne pas être aimée en retour, les cicatrices laissées par les trahisons passées, et la complexité du désir naissant : qui est-on au fond, si l’on est prêt à s’oublier pour l’autre ? Peut-on laisser derrière soi les trahisons passées pour accéder à un lever de soleil après une longue nuit noire ?

Willow, le saule, est un symbole de renaissance et de deuil : le deuil des relations et des trahisons passées donnant naissance à un nouveau cycle, à un renouveau. La protagoniste navigue en eaux troubles à la recherche du grand amour ; le chemin est semé d’embûches, les trahisons et les moqueries sont nombreuses, l’amant apparaît et disparaît sans explication. Mais à mesure que la chanson avance, elle prend confiance, elle avance à tâtons et gagne en assurance, jusqu’à devenir le personnage principal de sa propre histoire.

Là où la chanson laisse la question en suspens, le clip apporte une dose d’optimisme : le fil rouge du destin les liait bel et bien, et elle a eu raison de maintenir une foi aveugle et inébranlable en l’amour.

Le clip

Le clip de willow continue directement celui de cardigan, comme un second épisode qui reprend à l’instant où l’autre s’arrête : Taylor, en cardigan, ressuit le fil d’or et replonge dans le piano. Elle en ressort par le tronc, ce qui marque la bascule vers evermore, dans un univers un peu plus sombre, très Peter Pan. Penchée au-dessus de l’eau au pied du saule, elle aperçoit un visage à côté du sien, comme un miroir du Riséd version Harry Potter. Les deux silhouettes se rapprochent, il pose un baiser sur sa tête ; elle se retourne, il n’est plus là, et quand elle tente de saisir son reflet dans l’eau, il lui échappe, elle plonge alors dans l’eau en chantant « life was a willow and it bent right to your wind ».

Des souvenirs d’enfance apparaissent : deux enfants jouent sous une tente reliés par un fil d’or, celui-là même d’invisible string. La scène rappelle « making forts under covers » de Call It What You Want, et fait aussi écho à seven. L’enfant disparaît ; adulte, elle ressort en suivant le fil, un banjo doré à la main, sur une scène à l’ambiance très Mean / Speak Now, vêtue d’une robe blanc cassé et d’un serre-tête de mariée. Elle observe des amoureux et des amis qui se moquent d’elle ; un serpent apparaît en arrière-plan, clin d’œil à Reputation. L’amant réapparaît, mais cette fois ils ne se touchent plus : elle est derrière une prison de verre, celle de la célébrité, un rappel direct à mirrorball. Elle veut quitter la scène, mais le rideau s’ouvre sur un mur : elle est prisonnière, et le mariage n’aura pas lieu tout de suite.

Sur « I come back stronger than a 90’s trend », elle ouvre une trappe sous ses pieds, celle de la créativité, de la musique, et y disparaît après un clin d’œil à la caméra. Arrive le troisième couplet : elle prend enfin son destin en main, marche d’un pas décidé, mais son chemin la mène dans la neige, où, vêtue d’une cape sombre façon Reputation, un clan de sorcières manipule des orbes dorés, peut-être les fils d’or invisibles qui lient les âmes, en écho à la chasse aux sorcières de i did something bad et mad woman. Elle repère son fil d’or et le suit à nouveau avec vigueur, faisant confiance au destin, avant qu’un plan ne montre le visage de l’amant-sorcier qui la regarde s’éloigner, visiblement peu désireux de la voir partir.

Sur « you know that my train could take you home », elle ressort du piano dans la cabane folklorienne, vêtue cette fois d’une robe bleue à froufrous, plus mouillée comme à la fin de cardigan : elle a suivi le fil jusqu’au bout, et le bout, c’est la cabane. La caméra se tourne : l’amant la rejoint. Un sourire apparaît sur leurs visages, vite remplacé par l’inquiétude, quelque chose va-t-il encore les empêcher de se retrouver ? Non : ils s’approchent, entrelacent leurs doigts, sourient, et marchent ensemble vers une porte qui s’ouvre sur l’automne, symbole de fin en poésie, mais ici de continuité, une ouverture vers Daylight et lover, la fin de l’ère sombre. Le fil d’or, central dans tout le clip, renvoie directement à la légende chinoise du fil rouge du destin qui inspire invisible string, et l’amant, dans le clip, présente des traits asiatiques, ce qui n’a probablement rien d’un hasard.

Traduction

Je suis comme l’eau lorsque ton navire a tangué cette nuit-là
Difficile en surface mais tu traverses comme la braise dans la neige
Et si l’affaire était évidente
Je n’aurais jamais deviné à voir ton expression
Perdue dans le courant du moment comme un grand cru

Et plus tu parles
Moins je sais
Partout où tu vogues
Je suis
Je te supplie de prendre ma main
De détruire mes plans
Ça, c’est mon homme

La vie est un saule et a plié sous ton vent
La tête sur l’oreiller, j’ai pu te sentir te faufiler, t’introduire
Comme si tu étais une chose mythique
Un trophée ou une bague remise à un champion
Et il y avait un prix à gagner pour lequel j’aurais triché

Et plus tu parles
Moins je sais
Partout où tu vogues
Je suis
Je te supplie de prendre ma main
De détruire mes plans
Ça, c’est mon homme

Tu sais que mon train pourrait te ramener à la maison
N’importe où ailleurs est vide et creux
Je te supplie de prendre ma main
De détruire mes plans, ça c’est mon homme

La vie est un saule et a plié sous ton vent
Ils me mettent hors jeu encore et encore
La vie est un saule et a plié sous ton vent
Mais je reviens plus forte qu’une tendance des années 90

Attends le signal et je te rencontrerai une fois la nuit tombée
Montre-moi les endroits où les autres t’ont donné des cicatrices
Maintenant, c’est une affaire évidente
J’imagine que j’aurais dû le deviner à voir ton expression
Chaque arnaque était une œuvre d’art

Et plus tu parles
Moins je sais
Partout où tu vogues
Je suis
Je te supplie de prendre ma main
De détruire mes plans
Ça, c’est mon homme
Tu sais que mon train pourrait te ramener à la maison
N’importe où ailleurs est vide et creux
Je te supplie de prendre ma main
De détruire mes plans, ça c’est mon homme

Hey, ça c’est mon homme
C’est mon homme
Oui, c’est mon homme
Chaque arnaque était une œuvre d’art
Ça c’est mon homme
Je te supplie de prendre ma main
De détruire mes plans
Ça c’est mon homme

Sources et ressources

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