the lakes

Analyse : the lakes, folklore, Taylor Swift

Sommaire

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Introduction

the lakes est le titre bonus de folklore, écrit et produit avec Jack Antonoff. Dans cette balade indie pop, Taylor Swift imagine partir vivre en autarcie avec son bien-aimé, loin du monde, dans un endroit où elle pourrait enfin transformer sa mélancolie en poésie.

Elle en parlait ainsi dans la Long Pond Studio Session : « Je pense que « the lakes » sonne comme un testament de ce à quoi je voulais échapper, et de l’endroit où je me voyais m’échapper. Nous étions allés dans le Lake District en Angleterre. Au XIXe siècle, des poètes comme William Wordsworth et John Keats y passaient beaucoup de temps, on les appelait des excentriques. Et je me souviens m’être dit : « je pourrais voir ça ». Vivre dans un cottage, avec de la glycine qui pousse sur la façade… Depuis mes 20 ans, j’ai toujours ce plan de secours d’une retraite en cottage, écrit dans un coin de ma tête. » Elle racontait s’être rendue sur la tombe de William Wordsworth et s’y être assise : « Tu l’as fait. Tu es juste parti, et tu as continué à écrire, mais tu n’as pas souscrit aux choses qui te tuaient. » Elle ajoutait avoir d’abord envisagé de terminer l’album sur hoax, avant de réaliser que the lakes en était la véritable conclusion : le thème central de tout folklore, essayer de s’échapper, protéger sa santé mentale, et se dire que d’autres, il y a des siècles, ont ressenti exactement la même chose.

Presse

NME écrivait à sa sortie : « Un album de Taylor Swift ne serait pas complet sans une petite surprise, et pour « Folklore », il s’agit de « The Lakes ». Ce titre bonus n’est pour l’instant disponible que sur les exemplaires physiques de l’album, et certains fans ont même lancé des pétitions pour qu’il soit ajouté aux plateformes de streaming.

Au Royaume-Uni, quelques chanceux ont déjà pu se procurer le morceau (le label britannique de Swift ayant distribué des exemplaires physiques en avant-première), mais la plupart attendent encore avec impatience de pouvoir l’écouter. Alors, pour ceux qui trépignent d’impatience, voici un petit résumé du titre bonus de « Folklore ».

Analyse

Couplet 1

Is it romantic how all my elegies eulogize me? / I’m not cut out for all these cynical clones / These hunters with cell phones
Est-ce romantique que toutes mes élégies fassent mon éloge ? / Je ne suis pas faite pour tous ces clones cyniques / Ces chasseurs équipés de téléphones.

Une élégie est un poème lyrique exprimant une plainte douloureuse, des sentiments mélancoliques ; eulogize, c’est faire l’éloge de quelqu’un. Taylor ouvre sur une question vulnérable : est-ce que le fait que ses écrits mélancoliques parlent d’elle et lui rendent hommage a quelque chose de romantique ? « Romantique » peut s’entendre au sens amoureux, mais aussi au sens du courant artistique du XIXe siècle traitant de la beauté de la nature et des émotions humaines, un sens qui prendra tout son poids dans le refrain. « I’m not cut out » (je ne suis pas faite pour) : elle refuse de s’inscrire dans le moule des « clones cyniques », ces célébrités façonnées pour se ressembler, ces images lissées par l’industrie. Les « chasseurs équipés de téléphones » désignent les paparazzis, mais aussi tous ceux qui traquent la moindre information, y compris ceux qui, à l’époque, cherchaient à savoir si hoax parlait vraiment de sa relation.

Et voici un extrait de l’article du magazine hors-série sur le shift du male gaze vers le capital gaze (je vous invite à le lire au complet, il est très intéressant et j’en lis une bonne partie dans l’épisode du podcast) :

« Du male gaze au capital gaze

Dans cette grande marmite d’indistinction entre art et luxe, les corps des acteurs sont au cœur de la transaction : les voici autant attirés par le fait d’être ambassadeurs Dior ou Courrèges que par celui de faire un film avec Quentin Dupieux ou Arnaud Desplechin.

Ce sont ces lignées d’acteurs et d’actrices qui se montrent à des défilés en acceptant d’être toutes habillés par la même marque. Moi qui pensais que le travail de l’acteur consistait, entre autres, à cultiver très subtilement cette petite différence qui nous distingue de nos rivaux, qui nous rend, dans l’ordre de l’imaginaire, parfaitement irremplaçable. Le vêtement, jusqu’ici, servait à cela : il devenait le signe irréductible de la star.

Les voilà qui assument pleinement leur caractère profondément interchangeable. Corps alignés, parfaitement semblables, sur une chaîne de montage, poupées habillées et domestiquées d’une toute nouvelle manière, bien plus agréable et insidieuse : par le vêtement, les stylistes, les agents, les réalisateurs et photographes de publicité, les directeurs artistiques. Ça contamine tout le reste : une égérie Dior fait attention à ce qu’elle dit, et ne dit plus rien. »

Et elle confirme ici qu’elle n’est pas faite pour Hollywood en fait, elle n’est pas faite pour les relations de surfaces où tu sais que les gens ils sont là pour eux et c’est tout, ni pour les allers-retours chez le chir pour ajouter un peu de botox là et un peu de je sais pas quoi là (aucune attaque à ceux et celles qui le font).

Take me to the Lakes, where all the poets went to die / I don’t belong and, my beloved, neither do you / Those Windermere peaks look like a perfect place to cry / I’m setting off, but not without my muse

Emmène-moi aux lacs où tous les poètes sont allés mourir / Je n’ai pas ma place ici, et mon bien-aimé, toi non plus / Ces sommets de Windermere semblent être un endroit parfait pour pleurer / Je m’en vais, mais pas sans ma muse.

Le Lake District anglais a réellement accueilli les poètes romantiques de la fin du XVIIIe et du XIXe siècle, Wordsworth, Coleridge, Thomas de Quincey, John Ruskin, venus y chercher l’inspiration loin du monde. La question posée en ouverture de couplet devient ici une demande de validation : ses écrits méritent-ils de rejoindre ceux de ces poètes ? « Is it romantic ?« , eh bien oui, encore une fois, quelque soit le sens que l’on choisisse du romantisme, c’est le cas.

Le vers final, « je m’en vais, mais pas sans ma muse », fait écho à Are You Ready For It (« he can join the heist, we’ll move to an island ») et à Call It What You Want (« would you run away with me? Yes »). Elle veut partir, mais a besoin de son inspiration à ses côtés pour pouvoir écrire.

Couplet 2

What should be over, burrowed under my skin / In heart-stopping waves of hurt / I’ve come too far to watch some namedropping sleaze / Tell me what are my words worth
Ce qui devrait être terminé, enfoui sous ma peau / Dans des vagues de douleur à couper le souffle / J’ai fait trop de chemin pour regarder un crétin prétentieux / Me dire combien valent mes mots.

Burrowed nous vient du présent burrow, terrier, pour autres, amateurs d’HP, the burrow, c’est le terrier, la maison des Weasley ! 

Comme dans The 1, elle déterre régulièrement les fantômes de son passé plutôt que de les laisser reposer. « Namedropping sleaze » vise un « connard qui se la joue », une lecture possible renvoie à Scooter Braun et à la bataille pour ses masters, qu’elle refusait de laisser quelqu’un d’autre évaluer à sa place.

C’est enterré, mais sous sa peau, c’est toujours avec elle, ça ne la quitte pas. Et ca vient la chatouiller, ou plutôt l’éttouffer par vagues de douleurs qui empêchent son coeur de battre.

Dans « Dancing With Our Hands Tied »: « Deep fears that the world would divide us« . Elle jure de rester avec lui, même quand la pièce brule ou que l’eau rentre pour le noyer : « the room burned down » or « the water rushes in », lui est tout aussi torturé qu’elle, d’où, peut-être le nom de TTPD, plus tard. 

Lorsqu’elle ajotue : « I’ve come too far to watch some namedropping sleaze, Tell me what are my words worth ». J’ai parcouru trop de chemin pour regarder un imbécile prétentieux me dire combien valent mes mots. 

« namedropping sleaze », a sleaze c’est une personne ayant des comportements ou activités immoraux, sordides et corrompus, rien que ça, et en plus d’être un connard, c’est un namedropping connard : to namedrop, je crois pas qu’on ai d’équivalent en français, mais c’est le fait de mentionné le nom d’une personne célebre que l’on connaît ou au moins que l’on prétend connaître, afin d’impressionner les autres, en mode : je pose ça là. Donc, j’ai parcouru trop de chemin pour regarder un connard me dire combien valent mes mots : je suis allé trop loin dans ma carriere pour regarder Scooter Braun me dire combien je vaux et refuser de me vendre mes masters à la valeur que j’estime correcte moi. 

Pont

I want auroras and sad prose / I want to watch wisteria grow right over my bare feet / ‘Cause I haven’t moved in years / And I want you right here
Je veux des aurores boréales et des proses tristes / Je veux regarder la glycine pousser au-dessus de mes pieds nus / Car je n’ai pas bougé depuis des années / Et je te veux juste là.

Elle veut la nature, la lenteur, l’immobilité choisie, après des années où la poursuite de la reconnaissance et du succès ne lui a laissé aucun répit.

A red rose grew up out of ice frozen ground / With no one around to tweet it / While I bathe in cliffside pools / With my calamitous love and insurmountable grief
Une rose rouge a poussé à travers un sol gelé / Et personne n’était là pour le tweeter / Pendant que je me baigne dans des piscines en bord de falaise / Avec mon amour calamiteux et mon chagrin insurmontable.

Le « sol gelé » fait directement écho à hoax (« this has frozen my ground ») : sur cette même terre stérile poussée par les trahisons, quelque chose de positif a fini par éclore. 

Une rose rouge : la rose rouge c’est le symbole universel de l’amour éternel et de la passion, un embleme de la romance, de la dévotion, du désir. Déjà, leur amour qu’elle disait golden, doré, dans daylight, prend cette teinte reprise de l’album Red, réapproprié.
Cette symbolique de la rose rouge nous vient de la mythologie greque dans laquelle la déesse de l’amour et de la beauté Aphrodite est souvent liée à la rose.
Je vous raconte l’histoire :
« Aphrodite assiste à la naissance d’Adonis. L’enfant naît du tronc de l’arbre à myrrhe dans lequel sa mère, Myrrha, a été métamorphosée. Adonis est si beau qu’Aphrodite craint qu’il soit convoité par d’autres. Elle cherche un endroit où le cacher. Elle pense aux Enfers où règne Perséphone. Elle dépose donc Adonis dans un coffre qu’elle envoie à Perséphone pour qu’elle s’en occupe. Adonis grandit. Perséphone s’éprend du jeune homme et veut le garder auprès d’elle. Il s’ensuit une querelle avec Aphrodite. C’est la Muse Calliope qui est chargée de régler le différend. Elle accorde à Adonis de passer un tiers de l’année avec Aphrodite, un tiers avec Perséphone dans le monde souterrain et un tiers à sa guise. Adonis choisit de passer ce dernier tiers de l’année avec Aphrodite. Cette situation suscite un certain mécontentement chez certaines divinités. Perséphone n’est guère enchantée. Arès, l’amant officiel d’Aphrodite, voit en Adonis un rival. Un jour, Adonis meurt à la chasse, renversé par un sanglier qu’il avait blessé. Ce sanglier semble être l’instrument d’une vengeance. » Il y a d’autres suppositions, mais on garde celle ci dans ce cadre.
D’apres la légende, la rose rouge fut créée à la mort d’Adonis, l’amant trop beau, vous vous souvenez de Gorgeous, ainsi, les larmes de la deesse mixées à son sang créerent la rose.


Et je continue dans la mythologie de la rose rouge puisqu’on est dans un album intitulé folklore : dans la mythologie romaine, ont dit de Venus, la deesse de l’amour, qu’elle vénérait la rose rouge comme un symbole sacré de l’affection et la beauté eternelle.

Dans la rose rouge, on retrouve une connexion forte d’amour MAIS AUSSI de sacrifice, l’amour sacrificielle que Taylor utilise dans False god « Remember how I said I’d die for you », et dans hoax : « I’d die for you in secret » ! : lié à un amant, lover, tout à fait Gorgeous : « You’re so gorgeous, I can’t say anything to your face, cause look at your face ».

Pour ce qui est de la symbolique de la rose rouge en littérature, la rose rouge est utilisée pour marquer la complexité de de l’amour, Shakespeare Romeo et Juliette : rose rouge pour symboliser la profondeur et la tragédie de l’amour vrai (rappel à hoax quand Taylor disait : une bonne preuve d’amour c’est de vouloir ta tristesse), Robert Burns dans A red red rose parle d’un amour profond et infini.


Je citerai le poeme de Langston Hughes : A red rose
« I’m waitin’ for the springtime
When de tulips grow–
Sweet, sweet springtime
When de tulips grow;
Cause if I die in de winter
They’d bury me under snow.
Un’neath de snow, Lawd,
Oh, what would I do?
Un’neath de snow,
I say what would I do?
It’s bad enough to die but
I don’t want freezin’ too.
I’m waitin’ for de springtime
An’ de roses red,
Waitin’ for de springtime
When de roses red,
‘Ll make a nice coverin’
Fer a gal that’s dead. »


Quand les tulipes fleurissent…
Doux, doux printemps
Quand les tulipes fleurissent ;
Car si je meurs en hiver,
On m’enterrerait sous la neige.
Sous la neige, Seigneur,
Oh, que ferais-je ?
Sous la neige,
Je dis, que ferais-je ?
C’est déjà assez terrible de mourir, mais
Je ne veux pas geler aussi.
J’attends le printemps
Et les roses rouges,
J’attends le printemps
Quand les roses seront rouges,
Je ferai une belle couverture
Pour une fille morte.


Dans lequel on retrouve cette idée de mourir dans le gel sous la neige, et d’attendre que la rose rouge poussent annoncant le printemps. C’est cette idée de cycle de la vie, c’est l’histoiree de la viiiiie, le cycle éternel ! Dont voici les paroles :
« Au matin de ta vie sur la planète
Ébloui par le Dieu Soleil
À l’infini, tu t’éveilles aux merveilles
De la Terre qui t’attend et t’appelle
Tu auras tant de choses à voir
Pour franchir la frontière du savoir
Recueillir l’héritage
Qui vient du fond des âges
Dans l’harmonie d’une chaîne d’amour

C’est l’histoire de la vie
Le cycle éternel
Qu’un enfant béni
Rend immortel
La ronde infinie
De ce cycle éternel
C’est l’histoire
L’histoire de la vie »

La rose rouge qui perce le sol gelé est donc l’histoire du cycle de la vie qui se répète à l’infini.

Enfin, la rose unique : a red rose grew : la rose unique symbolise l’amour au premier regard OU une grande admiration portée pour la personne qui la reçoit. On se souvient de Dancing with our hands tied : First sight, yeah, we love without reason et de la distorsion du temps dans Lover : « have I known you 20 seconds or 20 years » ?
Signifiant que dans le dure, « something was born on the 4th of july » (End Game), quelque chose était né, la rose unique, l’amour au premier regard qui a grandit.
Et personne n’était là pour en parler puisque « nobody saw me physically for a year », je m’étais isolée du monde donc aucun paparazzi ne pouvait parler de ce qui était né, ni des randonnées qu’on faisait au bord des lacs à philosopher avec mélancolie, à me baigner dans les piscines au bord des falaises.

En l’occurence, elle se baigne dans cet endroit idyllique, avec son amour calamiteux et son chagrin insurmontable, mais dans d’autres circonstances, ça peut être très cool !
Calamitous c’est qqc qui implique la calamité, la catastrophe, quelque chose de désastreux. La calamité étant un évènement causant des dommages, une détresse importante et soudaine. Et c’est bien ce qu’on entend dans les albums précédents rep et lover, l’anxiété et l’excitation, mais l’anxiété des débuts de qqc alors que tout s’est mal fini auparavant, ai-je vraiment envie de replonger dans qqc de nouveau dans cette période déjà calamiteuse ? Ce qui rend l’amour calamiteux.
Et accompagnée de son chagrin insurmontable. Elle nous parle ici, à nous qui sommes dans ce chagrin insurmontable, puisqu’on voit par apres, l’expérience cathartique qua ca a été pour elle, et l’ouverture vers quelque chose de nouveau, de beau, de serein. Comme ça lui est arrivé, ça nous guette, mais en attendant, on partage ce sentiment désagréable du chagrin qui semble insurmontable.

Outro

Take me to the Lakes, where all the poets went to die / I don’t belong and, my beloved, neither do you / Those Windermere peaks look like a perfect place to cry
I’m setting off, but not without my muse / No, not without you
Emmènes moi aux lacs où tous les poètes sont allés mourir / Je n’ai pas ma place ici, et mon bien-aimé toi non plus / Ces sommets de Windermere semblent être un endroit parfait pour pleurer / Je m’en vais, mais pas sans ma muse / Non par sans toi

Conclusion

the lakes se referme sur l’image d’un couple parti s’isoler dans la campagne anglaise, loin du bruit du monde, pour se consacrer à l’écriture et à l’amour. William Wordsworth affirmait que la poésie naît du « jaillissement spontané de sentiments puissants », mais aussi « d’une émotion remémorée dans la tranquillité » : il faut honorer l’irruption des sentiments pour écrire, mais aussi trouver le calme nécessaire pour les accueillir. C’est précisément ce que Taylor Swift recherche ici, et ce qu’elle a fini par trouver, au moins pour un temps, dans l’écriture de folklore lui-même.

En plaçant the lakes après hoax, elle referme l’album non pas sur la trahison, mais sur l’espoir : celui d’avoir trouvé quelque chose, et quelqu’un, avec qui il vaut la peine de tout quitter.

Traduction

Est-ce pas romantique, que l’ensemble de mes élégies me fassent éloge ?
Je ne suis pas faite pour tous ces clones cyniques
Ces chasseurs équipés de téléphones

Emmène-moi aux lacs où tous les poètes sont allés mourir
Je n’ai pas ma place ici, et mon bien-aimé toi non plus
Ces sommets de Windermere semblent être un endroit parfait pour pleurer
Je m’en vais, mais pas sans ma muse

Ce qui devrait être terminé, enfoui sous ma peau
Dans des vagues de douleur à couper le souffle
J’ai parcouru trop de chemin pour voir un crétin prétentieux
Me dire combien valent mes mots

Emmène-moi aux lacs où tous les poètes sont allés mourir
Je n’ai pas ma place ici, et mon bien-aimé toi non plus
Ces sommets de Windermere semblent être un endroit parfait pour pleurer
Je m’en vais, mais pas sans ma muse

Je veux des aurores boréales et des proses tristes
Je veux regarder la glycine pousser au-dessus de mes pieds nus
Car je suis restée immobile des années durant
Et je te veux juste là
Une rose rouge a grandi au travers d’un sol gelé
Et personne n’était là pour le tweeter
Pendant que je me baigne dans des piscines à débordement
Avec mon amour calamiteux et mon chagrin insurmontable

Emmène-moi aux lacs où tous les poètes sont allés mourir
Je n’ai pas ma place ici, et mon bien-aimé toi non plus
Ces sommets de Windermere semblent être un endroit parfait pour pleurer
Je m’en vais, mais pas sans ma muse
Non, pas sans toi

Sources et ressources

Découvrez aussi

the lakes referme l’exploration de l’album folklore. Retrouvez l’analyse de « hoax », la chanson précédente, ou consultez toutes les analyses de folklore pour parcourir l’album titre par titre depuis le début.

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