folklore

folklore, l’imaginaire devenu légende

Lien vers chaque analyse de l’album folklore de Taylor Swift

Contexte de sortie de l’album

Souvenez-vous de 2020 ? Le monde s’arrête au moment même où Taylor Swift s’apprête à vivre le Lover Fest, la tournée pensée comme un festival de l’amour autour de son septième album. Le 17 mars 2020, le confinement généralisé bouleverse le quotidien de millions de personnes, et la tournée prévue pour avril est annulée.

Contextuellement, folklore arrive donc dans un moment de perte pour Taylor Swift. Elle venait de perdre le combat pour racheter les masters de ses six premiers albums, ce qui l’empêchait d’interpréter ces chansons sur scène, puis sa tournée elle-même lui a été retirée. Plutôt que de se morfondre, elle a fait ce qu’elle fait de mieux : elle a écrit.

Alors qu’elle ne vivait plus d’expériences dans le monde extérieur, sa vie intérieure a fleuri et lui a offert sa propre source d’inspiration. Pendant que le reste du monde apprenait à faire du pain, Taylor Swift a créé des chansons qui lui ont permis de s’exprimer créativement durant cette période.

Le 23 juillet 2020, neuf images en noir et blanc, sans description, sont publiées sur Instagram : on y voit Taylor Swift se tenant seule dans les bois. Un message accompagne ensuite ces photos sur l’ensemble de ses réseaux :

« La plupart des choses que j’avais prévues cet été ne se sont finalement pas réalisées, mais quelque chose que je n’avais pas prévu s’est bel et bien produit. Et cette chose, c’est mon 8e album studio, folklore. Surprise. Ce soir à minuit, je sortirai mon tout nouvel album en entier, avec des chansons dans lesquelles j’ai versé tous mes souhaits, mes rêves, mes peurs et mes réflexions. J’ai écrit et enregistré cette musique en isolement, mais j’ai eu la chance de collaborer avec certains de mes héros musicaux : Aaron Dessner (qui a coécrit ou produit 11 des 16 chansons), Bon Iver (qui a coécrit et a eu la gentillesse d’en chanter une avec moi), William Bowery (qui en a coécrit deux avec moi) et Jack Antonoff (qui fait partie de ma famille musicale à ce stade). »

Elle a commencé à écrire l’album pendant son confinement, avec son compagnon de l’époque, en avril 2020. En trois mois et demi, son équipe à distance et elle ont écrit, composé, produit et pensé la stratégie de sortie des 16 titres de l’édition originale, parue le 24 juillet 2020. Un mois plus tard, le 18 août, elle sort l’édition deluxe et sa chanson bonus supplémentaire. Le 25 novembre 2020, elle sort le documentaire de l’album, folklore : the long pond studio sessions.

Une année particulièrement chargée pour Taylor Swift, d’autant qu’elle sort également l’album evermore quelques mois plus tard, la même année. Et pourtant, ce n’était pas un projet pensé au départ comme un album à part entière, ce n’est qu’après avoir rédigé six ou sept morceaux qu’elle a pris conscience qu’elle préparait un véritable album.

Presse et médias

Beaucoup de travail en peu de temps, donc, et une stratégie marketing qui tranche avec toutes celles qui ont précédé. Chez Taylor Swift, tout est habituellement pensé au millimètre, ici, l’album n’était pas prévu, les plans ont été bouleversés, mais elle a laissé de la place à ces changements, qui ont été accueillis avec un immense succès.

Le 8 août 2020, les 16 chansons de l’album figuraient toutes dans le Billboard Hot 100, le classement hebdomadaire des chansons les plus populaires aux États-Unis. Le single cardigan y trônait même en tête dès sa sortie.

Voici cinq avis marquants relevés dans la presse au moment de la sortie :

Los Angeles Times qualifie l’album d’« exquis, introspectif, émotionnellement brut » et de « musique de distanciation sociale par excellence », qui sonne comme un quarantine record reflétant une artiste coupée du monde, plongée dans son imagination.

USA Today loue la profondeur poétique et la richesse métaphorique de chaque titre, affirmant qu’elle demeure la parolière la plus talentueuse de la scène musicale.

The Guardian, sous la plume de Laura Snapes, parle d’un album plus cohérent et plus expérimental, aux sonorités folk rêveuses, proches de Sufjan Stevens et de The National.

The Telegraph, cité par Forbes, relève un score Metacritic de 93 %, saluant un album « puissant », « mûr » et empreint d’empathie, gratifié de cinq étoiles.

The New Yorker présente l’album comme une libération artistique, marquant une rupture avec les sorties millimétrées habituelles et un virage vers une esthétique indie intimiste.

D’un point de vue musical, l’album est composé, comme la quasi-totalité de la discographie de Taylor Swift, à environ 80 % en accords majeurs, mais avec un virage indie pop marqué que la presse a largement souligné à sa sortie. Une vidéo à recommander sur le sujet est celle de Laetitia Beraud, « Pourquoi les hits de Taylor Swift se ressemblent (ou pas) », sur le média suisse Le Temps, qui passe en revue les genres musicaux, les gammes et les accords de sa discographie. D’après cette analyse, le genre principal de folklore est la folk, avec des touches de pop et, plus minoritairement, d’électro, de rnb, de rock et de country.

Composition et production

Pour l’écriture et la composition, Taylor Swift a retrouvé Jack Antonoff, sans grande surprise. Un nom plus mystérieux apparaît toutefois au générique : William Bowery. Ce pseudonyme, qui semblait n’appartenir à personne, a rapidement été associé par les fans à Joe Alwyn, son compagnon de l’époque, une hypothèse confirmée par la suite par Taylor Swift elle-même et par Joe Alwyn.

Dans le documentaire folklore : the long pond studio sessions, Taylor Swift évoque ses deux autres co-auteurs, Justin Vernon (Bon Iver) et William Bowery, avant de préciser en riant qu’il s’agit de Joe Alwyn, qui a notamment joué et chanté le premier couplet d’exile. Elle raconte aussi son enthousiasme à l’idée de collaborer avec Justin Vernon, auteur du pont d’exile, qu’elle admirait depuis longtemps.

Une controverse a entouré l’identité de William Bowery, certains doutant qu’il s’agisse réellement de Joe Alwyn, notamment pour des raisons contractuelles. La version confirmée par l’artiste reste toutefois la référence retenue ici. Interrogé par Kelly Clarkson sur l’origine de ce pseudonyme, Joe Alwyn a expliqué : « Nous avons choisi d’utiliser un pseudonyme pour que les fans commencent à s’intéresser aux chansons avant de s’intéresser à qui était derrière. William, c’est le prénom de mon arrière-grand-père, compositeur de musique classique et de musique de film, et Bowery est l’endroit à New York où j’ai passé beaucoup de temps à mon arrivée. »

L’enregistrement a été assuré par Laura Sisk et Jon Low, le mixage par Serban Ghenea et Jon Low. Une grande partie de l’album a été composée avec Aaron Dessner, du groupe The National, avec qui Taylor Swift poursuivra sa collaboration par la suite, et l’on retrouve Bon Iver, qui a coécrit et chanté avec elle sur exile.

Lors d’une conversation avec Aaron Dessner et Jack Antonoff dans le documentaire, elle revient sur the 1, premier titre de l’album : « Ça a un double sens, ça s’applique à la situation décrite dans la chanson, où tu donnes des nouvelles à un ancien amour en essayant de rester positive. Mais ça reflète aussi mon état d’esprit créatif, je me dis, je vais juste dire oui. Je sors un album au pire moment possible, je crée avec quelqu’un avec qui j’ai toujours rêvé de collaborer depuis que je suis fan de The National, et je vais juste dire oui aux choses. » Elle ne le sait pas encore à ce moment-là, mais elle remportera au printemps suivant son troisième Grammy Award pour cet album.

Aaron Dessner a lui aussi partagé son ressenti sur cette collaboration à distance : « Honnêtement, c’était assez surréaliste. Quand Taylor m’a d’abord envoyé un message pour me proposer d’écrire à distance avec elle pendant la pandémie, j’ai presque cru que ce n’était pas vraiment elle. Taylor ne m’a jamais fait sentir le poids de ses succès précédents. Il n’y avait aucune pression. C’était comme si on faisait simplement un album pour nous-mêmes, pour passer le temps pendant la pandémie. Quand l’album a enfin été partagé avec le monde, et que ce sentiment est devenu quelque chose de cathartique pour des millions de gens, c’était vraiment inoubliable. »

Les thèmes abordés

Au moment de la sortie, Taylor Swift écrivait sur Instagram : « Dans l’isolement, mon imagination s’est déchaînée, et cet album en est le fruit, une collection de chansons et d’histoires qui ont jailli comme un flot de conscience. Prendre un stylo était ma façon de m’évader dans la fantaisie, l’histoire et la mémoire. J’ai raconté ces histoires du mieux que je pouvais, avec tout l’amour, l’émerveillement et la fantaisie qu’elles méritent. C’est désormais à vous de les transmettre. »

C’est de là que l’album tire son nom : le folklore désigne l’ensemble des pratiques culturelles d’une société traditionnelle, croyances, rites, contes, légendes, fêtes ou cultes, transmises oralement de génération en génération. Les mythes, les contes de fées, les légendes et les fables en sont les formes les plus fréquentes.

Avec cet album, Taylor Swift reprend la main sur ce mécanisme, jusqu’ici, elle avait raconté son histoire au travers de ses chansons, et la presse comme les fans avaient mêlé ses paroles à des éléments de sa vie pour tenter d’en percer la réalité, un peu comme un mythe transmis de génération en génération, déformé à chaque passage. Ici, elle mélange elle-même la fiction et le réel.

Dans folklore : the long pond studio sessions, elle explique qu’il s’agit du premier album pour lequel elle n’a pas ressenti le besoin d’être entièrement autobiographique. Nourrie de films et de lectures, elle est allée au-delà de sa propre expérience, une démarche d’écriture qu’elle dit avoir particulièrement appréciée. Elle le confie à Jack Antonoff : « Dans folklore, il y a beaucoup de chansons qui se font écho et présentent des parallèles lyriques, et l’un de ceux que j’aime particulièrement, c’est la chanson this is me trying, qui est ensuite reprise dans mirrorball avec ce vers, je n’ai jamais été douée naturellement, tout ce que je fais c’est essayer. »

Ces échos se retrouvent d’une chanson à l’autre à travers plusieurs thèmes récurrents : le fantastique face à la réalité, le destin, le karma, mais aussi l’ancien en contraste avec le neuf, le tout enveloppé d’une esthétique en lettres minuscules et en camaïeu de gris, ancrée dans la nature et la forêt. Un album de confinement, qui s’en ressent.

L’intro de l’album (le prologue)

Taylor Swift a elle-même écrit le prologue de folklore, ici traduit en français :

« Ça a commencé avec des images. Des visuels qui sont apparus dans ma tête et ont piqué ma curiosité. Des étoiles dessinées autour de cicatrices. Un cardigan qui porte encore le parfum de la perte vingt ans plus tard. Des navires de guerre qui sombrent dans l’océan, en bas, en bas, en bas. La balançoire d’arbre dans les bois de mon enfance. Des murmures de « partons loin » sans jamais le faire. Le mois d’août baigné de soleil, bu comme une bouteille de vin. Une boule disco miroir qui plane au-dessus d’une piste de danse. Une bouteille de whisky qui appelle. Des mains tenues à travers du plastique. Un seul fil qui, pour le meilleur ou pour le pire, vous attache à votre destin.

Bientôt, ces images dans ma tête ont pris des visages ou des noms et sont devenues des personnages. Je me suis retrouvée non seulement à écrire mes propres histoires, mais aussi à écrire du point de vue de personnes que je n’ai jamais rencontrées, de personnes que j’ai connues ou de celles que j’aurais préféré ne jamais avoir connues. Un homme exilé marchant sur les falaises d’une terre qui n’est pas la sienne, se demandant comment tout a pu mal tourner à ce point. Un bourreau amer se présentant aux funérailles de son objet d’obsession tombé. Un jeune de dix-sept ans sur un porche, apprenant à s’excuser. Des enfants amoureux se promenant sur la High Line. Mon grand-père, Dean, débarquant à Guadalcanal en 1942. Une veuve marginale se vengeant avec joie de la ville qui l’a rejetée.

Un récit qui devient une légende est celui qui est transmis et chuchoté, parfois même chanté. Les lignes entre fantaisie et réalité se brouillent, et les frontières entre vérité et fiction deviennent presque indiscernables. La spéculation, avec le temps, devient un fait. Des mythes, des histoires de fantômes et des fables. Des contes de fées et des paraboles. Des ragots et des légendes. Les secrets de quelqu’un écrits dans le ciel pour que tous les voient. »

Elle conclut ce prologue par le texte de sa publication Instagram au moment de la sortie de l’album : « Dans l’isolement, mon imagination a fait des siennes, et cet album en est le résultat, une collection de chansons et d’histoires qui ont coulé comme un flux de conscience. Prendre un stylo était ma façon d’échapper à la fantaisie, à l’histoire et à la mémoire. J’ai raconté ces histoires du mieux que j’ai pu, avec tout l’amour, l’émerveillement et la fantaisie qu’elles méritent. Maintenant, c’est à vous de les transmettre. »

À souligner dans le prologue

« Étoiles dessinées autour de cicatrices. Un cardigan qui porte encore le parfum de la perte vingt ans plus tard. » Cette image ouvre directement sur cardigan, le lead single de l’album, qui donne la parole à une femme évoquant une relation vécue à l’adolescence : « you drew stars around my scars and now I’m bleeding » (tu as dessiné des étoiles autour de mes cicatrices et maintenant je saigne), et plus loin : « When I felt like I was an old cardigan under someone’s bed, you put me on and said I was your favorite » (quand je me suis sentie comme un vieux gilet sous un lit, tu m’as essayé et as dit de moi que j’étais ton préféré).

« Des navires de guerre qui sombrent dans l’océan, en bas, en bas, en bas. » Ce vers fait écho à my tears ricochet : « I didn’t have it in myself to go with grace, and so the battleships will sink beneath the waves » (je n’avais pas en moi la force de partir avec dignité, et ainsi les navires de guerre sombreront sous les vagues), comme si l’artiste venait s’y rendre.

« La balançoire d’arbre dans les bois de mon enfance. Des murmures de « partons loin » sans jamais le faire. » Une référence directe à seven : « Please picture me in the trees, I hit my peak at seven, feet in the swing, over the creek, pack your dolls and a sweater, we’ll move to India forever » (imagine-moi dans les arbres, j’ai atteint mon sommet à sept ans, les pieds dans la balançoire, au-dessus du ruisseau, prends tes poupées et un pull, on partira vivre en Inde pour toujours).

« Le mois d’août baigné de soleil, bu comme une bouteille de vin. » La référence à august, chanson d’une romance d’été, est limpide : « August slipped away into a moment in time and I can see us twisted in bedsheets, August sipped away like a bottle of wine ’cause you were never mine » (août s’est échappé dans un instant fugace, et je nous revois emmêlés dans les draps, août s’est écoulé comme une bouteille de vin, parce que tu n’as jamais été à moi).

« Une boule disco miroir qui plane au-dessus d’une piste de danse. » Cette image renvoie évidemment à mirrorball : « I want you to know I’m a mirrorball, I’ll show you every version of yourself tonight […] and when I break, it’s in a million pieces » (je veux que tu saches que je suis une boule à facettes, ce soir je te reflèterai sous toutes tes facettes, et quand je me brise, c’est en un million de morceaux).

« Une bouteille de whisky qui appelle. » Une préfiguration de this is me trying, chanson qui évoque la tentative de surmonter des difficultés relationnelles par des moyens malsains, comme l’alcool : « Pouring out my heart to a stranger, but I didn’t pour the whiskey » (j’ai ouvert mon cœur à un inconnu, mais je n’ai pas versé le whisky).

« Des mains tenues à travers du plastique. » Ce vers renvoie à epiphany, chanson qui évoque à la fois le chaos de la pandémie de Covid-19 et l’expérience du grand-père de Taylor Swift dans l’armée : « Holds your hand through plastic now, « doc, I think she’s crashing out », and some things you just can’t speak about » (elle tient ta main à travers le plastique, maintenant, « docteur, je crois qu’elle est en train de partir », et certaines choses sont tout simplement indicibles).

« Un seul fil qui, pour le meilleur ou pour le pire, vous attache à votre destin. » Cette dernière image referme la boucle sur invisible string : « Chains around my demons, wool to brave the seasons, one single thread of gold tied me to you, and isn’t it just so pretty to think all along there was some invisible string tying you to me? » (des chaînes autour de mes démons, de la laine pour affronter les saisons, un seul fil doré m’attachait à toi, et n’est-ce pas si joli à imaginer que depuis toujours, il y avait un fil invisible qui te reliait à moi ?).

La suite du prologue introduit les personnages de l’album, Betty, James et August, le triangle amoureux au cœur de folklore, ainsi que Rebekah (Harkness) et Inez. « Un homme exilé marchant sur les falaises d’une terre qui n’est pas la sienne, se demandant comment tout a pu mal tourner à ce point » ouvre sur exile : « You were my town, now I’m in exile, seeing you out » (tu étais ma ville, maintenant je suis en exil, te regardant partir).

« Un bourreau amer se présentant aux funérailles de son objet d’obsession tombé » renvoie à my tears ricochet : « If I’m dead to you, why are you at the wake? Cursing my name, wishing I stayed, look at how my tears ricochet » (si je ne suis plus rien pour toi, pourquoi es-tu à la veillée funèbre ? Maudissant mon nom, regrettant que je sois partie, regarde comme mes larmes ricochent).

« Un jeune de dix-sept ans sur un porche, apprenant à s’excuser », c’est bien sûr betty. « Des enfants amoureux se promenant sur la High Line » renvoient à cardigan. « Mon grand-père, Dean, débarquant à Guadalcanal en 1942 » ouvre sur epiphany : « Keep your helmet, keep your life, son, just a flesh wound, here’s your rifle, crawling up the beaches now » (garde ton casque, garde la vie sauve, fiston, ce n’est qu’une éraflure, voilà ton fusil, en train de ramper sur les plages, maintenant).

Enfin, « une veuve marginale se vengeant avec joie de la ville qui l’a rejetée » fait référence à the last great american dynasty, chanson consacrée à Rebekah Harkness, qui a possédé l’une des maisons de Taylor Swift avant elle.

Le prologue se referme sur ces mots : « J’ai raconté ces histoires du mieux que j’ai pu avec tout l’amour, l’émerveillement et la fantaisie qu’elles méritent. Maintenant, c’est à vous de les transmettre. » Une manière de dire que l’artiste a créé ses histoires de folklore telles qu’elles existaient dans sa tête, et que désormais, c’est au monde de se les approprier et de les transmettre à la génération suivante, une belle conclusion pour le prologue d’un album qui porte ce nom.

Classement personnel

Voici le classement personnel des 17 chansons de folklore, à comparer une fois l’analyse de chacune terminée :

  1. the last great american dynasty, pour le vers où le voisin de Rebekah la lasse à tel point qu’elle vole son chien et le peint en vert, une image qui fait toujours sourire.
  2. peace, pour sa mélodie poignante et ses paroles transperçantes de vulnérabilité : « est-ce que ce serait ok si je ne t’apportais jamais la paix ? »
  3. the lakes, qui vient contrebalancer peace : là où peace suggère qu’elle ne sera peut-être jamais capable de faire le pas vers une vie loin des projecteurs, the lakes confirme qu’elle envie une telle vie, « emmène-moi aux lacs où tous les poètes allaient mourir ».
  4. the 1, pour son ouverture mélancolique : « I persist and resist the temptation to ask you, if one thing had been different, would everything be different today? »
  5. august, pour « salt air and the rust on your door, I never needed anything more ».
  6. illicit affairs, pour « take the words for what they are, a dwindling, mercurial high, a drug that only worked the first few hundred times ».
  7. hoax, pour l’accumulation de « you knew » qui referme la chanson.
  8. my tears ricochet, pour « and if I’m on fire, you’ll be made of ashes too ».
  9. invisible string, pour « bad was the blood of the song that you heard on your first trip to LA ».
  10. mad woman, pour « does she smile or does she mouth « fuck you forever » ? Every time you call me crazy, I get more crazy, what about that? »
  11. cardigan, pour « when you are young, they assume you know nothing ».
  12. mirrorball, pour « I want you to know I’m a mirrorball, I’ll show you every version of yourself tonight », d’une puissance rare.
  13. this is me trying, pour « they told me all of my cages were mental, so I got wasted like all my potential, and my words shoot to kill when I’m mad, I have a lot of regrets about that ».
  14. exile, pour « and it took you five whole minutes to pack us up and leave me with it, holding all this love out here in the hall ».
  15. epiphany, pour « only 20 minutes to sleep, but you dream of some epiphany, just one single glimpse of relief, to make some sense of what you’ve seen ».
  16. seven, pour « and I think you should come live with me and we can be pirates, then you won’t have to cry or hide in the closet, and just like a folk song, our love will be passed on ».
  17. betty, pour son point de vue si singulier sur le triangle amoureux de l’album.

Conclusion

Pour conclure, revenons sur l’essence même de folklore. Taylor Swift a su capturer l’esprit d’une époque marquée par l’incertitude et l’isolement, et la transformer en une œuvre d’art intemporelle. Ce n’est pas simplement un album, c’est une collection d’histoires, de rêves et de réflexions qui résonnent profondément avec chacun.

En 2020, alors que le monde semblait s’arrêter, Taylor Swift a trouvé une manière de continuer à avancer, en puisant dans sa créativité et en collaborant avec des artistes qu’elle admire. Le résultat est un album qui a marqué l’industrie musicale tout en offrant du réconfort à des millions de personnes à travers le monde.

folklore est un témoignage de résilience et d’adaptabilité. Un album qui célèbre la vie intérieure, les histoires non racontées et les émotions partagées, et qui invite chacun à réfléchir sur ses propres histoires. Comme le disait Taylor Swift : « J’ai raconté ces histoires du mieux que j’ai pu avec tout l’amour, l’émerveillement et la fantaisie qu’elles méritent. Maintenant, c’est à vous de les transmettre. » C’est à notre tour de nous approprier ces chansons, chanson après chanson.

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